Mon histoire (suite)
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La basilique de Lourdes
Pendant mon année, j'ai aussi approfondi ma foi, car le Seigneur m'a souvent aidé et dans mon malheur, j'étais bien portant. Durant toute la période où j'étais en réanimation, je priais tout le temps. C'était la seule chose qui me rattachait à la vie. Cela, plus le fait que j'étais déjà très croyant, m'ont épargné beaucoup de complications. En effet, je n'avais pas de douleur, je n'ai pas eu d'ostéome malgré les trois mois où je suis resté allongé, je n'avais plus d'escarre et j'avais retrouvé une bonne capacité respiratoire. Quand j'ai pu me mettre sur un fauteuil roulant, j'ai pu accéder à la chapelle située dans l'hôpital où on célébrait la messe le dimanche. Les paroissiens étaient très attachants et dévoués aux autres.

Le groupe Ste-Anne
J'ai aussi eu la chance de faire un pèlerinage à Lourdes avec l'A.B.I.I.F. (association des brancardiers et infirmiers d'île de France). Nous étions un groupe de 700 personnes, dont 300 malades et 400 accompagnateurs. Les accompagnateurs étaient composés de bénévoles dont la plupart n'avait pas la majorité. Beaucoup d'entre eux étaient plus jeunes que moi, mais témoignaient d'une générosité et d'une envie d'aider les autres incroyables. Nous étions répartis par groupe de dix-huit malades à l'abri NOTRE-DAME. Les accompagnateurs s'occupaient de nous et nous aidaient pour toutes les tâches, du lever au coucher sans jamais se plaindre, pour nous faire plaisir. Ils nous apportaient énormément de bonheur et disaient que c'était réciproque. La plupart des jeunes revenaient chaque année car ils disaient que c'était leur « drogue ». J'aimerais bien refaire ce pèlerinage qui restera gravé en moi.


Le trio garchois
Une autre caractéristique de la maladie, celle-là n'étant pas médicale, est la perte de beaucoup de ses amis. On dit souvent que c'est dans la difficulté que l'on voit ses vrais amis. Malheureusement c'est au moment où on en a le plus besoin, que l'on s'aperçoit que la liste ne tient que sur une main. Beaucoup de mes nouveaux amis, les malades, se sentaient délaissés car seulement deux ou trois amis étaient restés en contact avec eux. -- heureusement pour moi, toute ma famille et la plupart de mes amis me témoignaient souvent de leur affection, ce qui m'a permis de ne pas perdre le moral --



chien au crayon que j'ai fait au Carbet
Après avoir passé une année à l'hôpital de Garches, je suis retourné en Martinique. J'ai passé deux mois dans le centre du Carbet où j'ai été très bien accueilli. J'ai rencontré d'autres malades avec qui j'ai pu partager mon expérience. J'ai retrouvé ma famille et mes amis, ce qui m'a fait beaucoup de bien. Depuis le 20 septembre, je suis rentré chez moi. Il m'a fallu quelques jours pour m'habituer,car on est moins entouré chez soi. maintenant, je fais un D.E.U.G. M.I.A.S. par correspondance. Et je travaille aussi sur ordinateur.

gaillardbrice
22/04/03